Inspection Générale des Finances (IGF)

Zisson FACINOU
Inspecteur Général des Finances

Systhèse des rapports annuels d’activités des Organes de Contrôle de l’Ordre Administratif (OCOA) au titre de l’année 2019


Dans le cadre de la concrétisation de ses engagements pris devant le peuple à Porto-Novo le 06 avril 2016 à l’occasion de son discours d’investiture, le Chef de l’Etat a tenu une séance de travail, le vendredi 15 septembre 2017, avec les responsables des Organes de Contrôle de l’Ordre Administratif (OCOA) que sont l’Inspection Générale des Finances (IGF), l’Inspection Générale des Services et Emplois Publics (IGSEP) et les Inspections Générales de Ministère (IGM).

Cette séance a connu également la participation notamment, du Conseiller Spécial du Président de la République, du Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République, du Ministre de l’Economie et des Finances et des Inspecteurs Généraux des Services du Ministère de l’Economie et des Finances.

A l’issue de cette séance, il a été retenu que la coordination opérationnelle des activités des OCOA sera désormais assurée par l’IGF. Cette décision a été consacrée par le décret n° 2018 – 396 du 28 août 2018 portant réorganisation des organes de contrôle de l’ordre administratif en République du Bénin.

Depuis lors, plusieurs activités se sont déroulées au niveau des OCOA, notamment au cours de l’année 2019.

Afin d’assurer une visibilité des activités des OCOA et de s’acquitter du devoir de reddition de compte qui s’impose à tout agent public, l’IGF a décidé d’élaborer une synthèse des rapports annuels d’activités des OCOA.

C’est une innovation qui permettra de présenter le visage de la gestion des ressources publiques par les agents publics. Cela participe du souci permanent du Gouvernement et de son Chef d’ériger la transparence comme système de gestion. La transparence, faut-il encore le préciser, est un pilier essentiel de la
gestion publique.

Le fondement de cette démarche se trouve dans le décret n°2015-03 du 29 janvier 2015 portant code de transparence dans la gestion des finances publiques en République du Bénin, notamment en son article 2 qui précise que : « Les contribuables et les usagers des services publics sont clairement, régulièrement et complètement informés de tout ce qui concerne la gouvernance et la gestion des fonds publics. Ils sont mis dans les conditions d’exercer, dans le débat public, leur droit de regard sur les finances de toutes les administrations publiques. ».

Sans s’appesantir sur les aspects positifs constatés lors des missions, il faut remarquer que beaucoup d’efforts sont faits par les ordonnateurs, les gestionnaires et les comptables pour s’acquitter de leurs devoirs. En effet, les efforts d’amélioration de la gouvernance publique enclenchés depuis 2016 se poursuivent inexorablement. Ainsi, la peur du gendarme s’est installée au niveau des gestionnaires des ressources publiques au regard des suites données aux rapports d’audit et de vérification par le Gouvernement (i), du regain de dynamisme des structures telles que la Brigade Economique et Financière (BEF), la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) (ii), les cours et tribunaux et récemment la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) (iii).

Toutefois, certaines mauvaises pratiques continuent d’être observées, comme si de rien n’était. L’existence de ces poches de résistance se justifie essentiellement par la faiblesse du dispositif de contrôle interne existant au niveau des structures au sein desquelles ces constats sont faits.

En invitant chacun et tous à s’approprier du contenu de ce premier rapport annuel d’activités, je voudrais saluer les efforts et les sacrifices de tous les acteurs des OCOA ainsi que l’accompagnement des autorités hiérarchiques et du Bureau d’Analyse et d’Investigation (BAI).

                                                               Bonne lecture à tous.

L’Inspecteur Général des Finances,

Chef de Service